RÈGLE 29 – CONDITIONS GÉNÉRALES DES SAUTS HORIZONTAUX
Piste d’élan
La longueur minimum de la piste d’élan, mesurée à partir de la ligne d’appel adéquate, est de 40 m et, lorsque les conditions le permettent, de 45 m. Elle a une largeur de 1,22 m (± 0,01 m) et est délimitée par des lignes blanches de 50 mm de large.
Note : Pour toutes les pistes construites avant le1er janvier 2004, la piste d’élan peut avoir une largeur maximale de1,25m. Cependant, lorsque le revêtement d’une piste d’élan est entièrement refait, la largeur du couloir doit être conforme aux dispositions de la présente Règle. La déclivité latérale maximale de la piste d’élan devrait être 1/100 (1%), à moins qu’il n’existe des circonstances particulières qui justifient une dérogation de World Athletics.
D’autre part, dans les 40 derniers mètres de la piste d’élan, l’inclinaison descendante globale dans le sens de la course ne doit pas dépasser 1/1000 (0,1%)
Planche d’appel
L’appel se fera à partir d’une planche encastrée à niveau avec la piste et avec la surface de la zone de réception. Le bord de la planche le plus proche de la zone de réception est la ligne d’appel.
La planche d’appel sera rectangulaire, faite de bois ou d’un matériau rigide adapté, dans lequel les pointes d’une chaussure d’un athlète agripperont et ne déraperont pas, et qui devra mesurer 1,22 m (± 0,01 m) de long pour 0,20 m (± 0,002 m) de large et de pas plus de 0,100 m de profondeur. Elle devra être blanche. Pour garantir que la ligne d’appel soit clairement visible et distincte de la planche d’appel, le sol immédiatement après la ligne d’appel ou n’importe quelle planche d’obturation devra être d’une couleur autre que du blanc (voir schéma (a1) RT29).
L’utilisation de la vidéo ou d’un autre dispositif technologique pour aider les Juges dans l’application de la Règle 30.1.1 des Règles techniques est vivement recommandée à tous les niveaux de compétition.
Planche de plasticine (alternative)
Si aucun dispositif technologique n’est disponible, une planche couverte de plasticine placée immédiatement au-delà de la ligne d’appel peut encore être utilisée.
La planche de plasticine sera constituée d’une planche rigide de 0,100 m (± 0,002 m) de large et de 1,220 m (± 0,010 m) de long, faite de bois ou d’un autre matériau adapté et sera peinte d’une couleur contrastée à celle de la planche d’appel. Quand cela est possible, la plasticine devrait être d’une troisième couleur contrastée.
La planche de plasticine sera placée dans un renfoncement ou compartiment incorporé à la piste d’élan du côté de la planche d’appel le plus proche de la zone de réception.
Le sommet de la planche s’élèvera à une hauteur de 7 mm (± 1 mm) depuis le niveau de la planche d’appel.
Les bords de la planche seront découpés de telle façon qu’une fois le renfoncement rempli de plasticine, la surface de la plasticine la plus proche de la ligne d’appel doit être inclinée à un angle de 90° (voir schéma (a2) RT29).
[Schéma (a1) RT29 – Planche d’appel avec planche d’obturation]
[Schéma (a2) RT29 – Planche d’appel avec planche de plasticine]
Lorsque ce dispositif est installé dans son compartiment, l’ensemble doit être suffisamment rigide pour supporter la pleine puissance du pied de l’athlète.
La surface de la planche doit être dans un matériau dans lequel les pointes d’une chaussure d’un athlète s’agripperont et ne déraperont pas.
La plasticine pourra être lissée à l’aide d’une roulette ou d’une spatule appropriée afin d’effacer les empreintes faites par les athlètes.
Note (i) : Si, au moment de la construction de la piste d’élan et/ou de la planche d’appel, un emplacement a été prévu pour installer une planche couverte de plasticine et que cette dernière n’est pas utilisée, la cavité devrait être comblée avec une planche d’obturation de niveau avec la planche d’appel.
Note (ii) : La planche d’appel peut être conçue en une seule pièce de 0,30 m de large avec une section blanche large de 0,20 m et une section d’une couleur contrastante large de 0,10 m. En somme, la planche d’appel et la planche d’obturation peuvent être une seule pièce.
Zone de réception
La zone de réception doit avoir une largeur minimale de 2,75 m et maximale de 3 m.
Elle doit, si possible, être placée de telle sorte que le milieu de la piste d’élan, s’il était prolongé, coïnciderait avec le milieu de la zone de réception.
[Schéma (b) RT29 – Zone de réception axée (Saut en longueur / Triple saut)]
Note : Lorsque l’axe central de la piste d’élan n’est pas aligné avec celui de la zone de réception, cette dernière doit être aménagée par la pose d’une bande, ou si nécessaire de deux, déterminant une zone de réception conforme à ce qui précède (voir schéma (b) RT29).
Lorsque de nouvelles installations sont mises en place et que la participation d’athlètes malvoyants est envisagée, au moins une zone de réception devrait être construite avec une largeur accrue (3,50 m au lieu de 3,00 m au maximum) selon les Règles comme recommandé par le Comité international paralympique (IPC).
La zone de réception devrait être remplie de sable meuble et humide, dont la surface devra être au même niveau que la planche d’appel.
Mesure de la distance
Pour tous les Sauts horizontaux, les distances seront enregistrées au centimètre inférieur le plus proche si la distance mesurée n’est pas un centimètre entier.
La mesure de chaque saut sera effectuée immédiatement après chaque essai valide (ou après une réclamation orale immédiate faite en vertu de la Règle 8.5 des Règles techniques) à partir de :
La marque la plus proche dans la zone de réception faite par une partie quelconque du corps, ou tout élément qui y était attaché au moment où il a fait la marque.
Jusqu’à la ligne d’appel ou son prolongement.La mesure sera faite perpendiculairement à la ligne d’appel ou son prolongement.Tant qu’aucune irrégularité n’a été commise, chaque essai doit être mesuré, quelle que soit la distance atteinte, notamment du fait que la mesure des autres essais peut se révéler déterminante pour départager les ex æquo et pour déterminer la qualification pour les tours suivants.Sauf lorsque la Règle 8.5 des Règles techniques s’applique, dans la pratique normale, aucun essai au cours duquel une irrégularité a été commise ne devrait être mesuré. Les Juges devraient faire preuve de prudence lorsqu’ils décident d’appliquer toute autre pratique et ne le font généralement que dans des cas particuliers.À moins que le mesurage vidéo ne soit utilisé, pour chaque essai valide, un repère (habituellement en métal) devrait être placé en position verticale à l’endroit de l’empreinte laissée par l’athlète dans la zone de réception la plus proche de la ligne d’appel. Le repère est passé à travers la boucle à l’extrémité du mètre ruban en acier de sorte que le « zéro » soit sur la marque. Le ruban devrait être tiré horizontalement en prenant soin de ne pas le placer sur une élévation dans le sol.
Mesure de la vitesse du vent
L’anémomètre doit être le même que celui décrit dans les Règles 17.8 et 17.9 des Règles techniques. Il doit être actionné conformément aux Règles 17.11 et 29.12 des Règles techniques et être lu conformément à la Règle 17.13 des Règles techniques.
Le Juge-arbitre des concours concerné doit s’assurer que l’anémomètre est placé à 20 mètres de la ligne d’appel.
Le plan de mesure doit être positionné à 1,22 m de hauteur (± 0,05 m) et au maximum à 2 mètres de la piste d’élan.
La vitesse du vent doit être mesurée pendant une durée de 5 secondes à partir du moment où l’athlète passe devant une marque placée à côté de la piste d’élan :
Pour le Saut en longueur à 40 m de la ligne d’appel.
Pour le Triple saut à 35 m de la ligne d’appel.Si un athlète court moins de 40 m ou 35 m selon le cas, la vitesse du vent doit être mesurée à partir du moment où il commence sa course.
RÈGLE 30 – SAUT EN LONGUEUR
Déroulement de la compétition
Un athlète échouera si :
Pendant son appel (à tout moment avant l’instant où il n’est plus en contact avec la planche d’appel ou le sol), n’importe quelle partie avant de son pied ou de sa chaussure d’appel traverse le plan vertical de la ligne d’appel, soit dans sa course d’élan sans l’action de sauter, soit en effectuant un saut ; ou
Note : il n’est pas considéré comme un échec si la rupture du plan vertical est causée par un élément mobile de la chaussure, tel qu’un lacet par exemple.
Il prend son appel en dehors de l’une ou l’autre des extrémités latérales de la planche, que ce soit au-delà ou en avant de l’extension de la ligne d’appel ; ou
Il réalise n’importe quelle forme de salto, pendant la course d’élan ou en effectuant un saut ; ou
Après avoir pris son appel mais avant son premier contact avec la zone de réception, il touche la piste d’élan ou le sol en dehors de la piste d’élan ou de la zone de réception ; ou
Au moment de la réception (incluant les déséquilibres), il touche la bordure, ou le sol en dehors de la zone de réception plus près de la ligne d’appel que la marque la plus proche faite dans le sable ; ou
Il quitte la zone de réception d’une tout autre manière que celle décrite dans la Règle 30.2 des Règles techniques.
Précisions sur la faute (Règle 30.1.1)
Compte tenu de l’intention de la Règle 30.1.1 qui se concentre sur la position de l’avant de la chaussure ou du pied d’appel, toute rupture du plan vertical causée par d’autres moyens, tels que les mains ou les bras de l’athlète, une casquette ou un bijou tombant du corps de l’athlète au moment de l’appel, n’est pas pertinente pour l’application de la règle. De même, même si un lacet de chaussure est desserré ou autre, son impact sur le plan vertical n’est pas pris en compte lors du jugement.
Règle 30.2 – Sortie de la zone de réception
Lorsqu’il quitte la zone de réception, le premier contact du pied de l’athlète avec la bordure ou le sol extérieur doit être plus éloigné de la ligne d’appel que la marque la plus proche faite dans le sable (qui peut être n’importe quelle marque faite en perdant totalement l’équilibre à l’intérieur de la zone de réception ou en reculant plus près de la ligne d’appel que la marque initiale faite lors de la réception) ;
Note : Ce premier contact est considéré comme la sortie.
L’athlète n’est pas considéré comme ayant échoué si :
Il court en dehors des lignes blanches délimitant la piste d’élan en n’importe quel endroit ; ou
Sauf dans les cas décrits à la Règle 30.1.2 des Règles techniques, il prend son appel avant d’atteindre la planche d’appel ; ou
En vertu de la Règle 30.1.2 des Règles techniques, une partie de sa chaussure ou de son pied touche le sol en dehors des extrémités de la planche d’appel, avant la ligne d’appel ; ou
En retombant, il touche, avec une partie quelconque de son corps ou quelque chose d’attaché à lui à ce moment-là, la bordure ou le sol en dehors de la zone de réception, à moins que ce contact n’enfreigne la Règle 30.1.4 ou 30.1.5 des Règles techniques ; ou
Il revient en arrière par la zone de réception après l’avoir quittée de la manière décrite dans la Règle 30.2 des Règles techniques.
Ligne d’appel
La distance entre la ligne d’appel et l’extrémité la plus éloignée de la zone de réception doit être d’au moins 10 m et, si possible, 11 m.
La ligne d’appel doit être placée entre 1 et 3 m de l’extrémité la plus proche de la zone de réception.
Équipe d’officiels (Recommandations)
Pour une épreuve de Saut en longueur ou de Triple saut, il est recommandé d’affecter les officiels disponibles comme suit :
Rôle
Tâches principales
a. Le Chef-juge
Supervise l’ensemble de l’épreuve.
b. Un Juge
Chargé de vérifier si l’appel a été effectué correctement et de mesurer l’essai. Doit être muni de deux drapeaux : un blanc (essai valable) et un rouge (échec).
Recommandation : Se place devant la planche d’appel, tenant le drapeau rouge pendant que la zone de réception est nivelée et la plasticine remplacée. Un cône peut être utilisé en complément.
c. Un Juge au point de réception
Détermine la position de la marque la plus proche de la ligne d’appel dans la zone de réception pour insérer la fiche ou le prisme et ensuite tenir le ruban sur le 0 (si ruban utilisé).
Note : Si mesure vidéo, pas de Juge requis sur place. Si système optique, deux Juges nécessaires au point de réception (un pour planter le repère, l’autre pour lire le résultat).
d. Juge – le secrétaire de compétition
Note la performance sur la feuille de résultats et appelle chaque athlète (et celui qui doit suivre).
e. Juge chargé du tableau d’affichage
Gère l’affichage (essai-numéro-résultat).
f. Juge chargé de l’anémomètre
Positionné à 20 mètres de la ligne d’appel.
g. Un ou plusieurs Juges ou des assistants
Chargés de niveler la zone de réception après chaque épreuve.
h. Juge ou assistant
Chargé du remplacement de la plasticine.
i. Juge chargé du compte à rebours
Indique aux athlètes le délai spécifique dont ils disposent pour réaliser l’essai.
j. Juge chargé des athlètes
…
Note (i) : Il s’agit de la composition classique de l’équipe des officiels. Lors de compétitions majeures où un système de données et des tableaux d’affichage électroniques sont disponibles, il est nécessaire de faire appel à des personnes spécialisées. Pour éviter toute ambiguïté dans de tels cas, la progression et le pointage du Concours sont assurés à la fois par le secrétaire de compétition et par le système de données.
Note (ii) : Les officiels et l’équipement doivent être placés de manière à ne pas gêner la prise d’élan de l’athlète ni gêner la vue des spectateurs.
Note (iii) : Un espace doit être réservé à une manche à air pour indiquer la direction et la force du vent.
AUTRES MENTIONS (RT DIVERSES)
Règle 8 : Réclamations et appels
Dans les cas où le Juge-arbitre a la certitude que la décision des Juges est correcte, en particulier par son observation directe ou grâce aux conseils reçus d’un Juge-arbitre vidéo, l’athlète ne devrait pas être autorisé à continuer.
Mais lorsqu’il s’agit d’ordonner la mesure d’un essai qui fait l’objet d’une contestation orale immédiate, le Juge-arbitre devrait :
a. Ne pas le faire en cas de violation manifeste des Règles, dans le saut en longueur, par exemple, lorsque l’athlète a laissé une marque nette sur la plasticine ou lors d’un lancer, lorsque l’engin a clairement atterri en dehors du secteur ;
Règle 37.17.12 (Homologation)
Pour le Saut en longueur et le Triple saut se déroulant en plein air, il faudra fournir des renseignements concernant la vitesse du vent comme indiqué dans les Règles 29.10 à 29.12 des Règles techniques.
Si la vitesse moyenne du vent mesurée dans la direction du saut dépasse 2 mètres par seconde, la performance ne sera pas homologuée.
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